L'éveil | IdeAs — Augustin B
FR EN ES
Chapitre 2

L'éveil

De la découverte à la prise de recul.

Fin 2022 : la première claque (GPT-3.5)

Le 30 novembre 2022, ChatGPT sort. Je teste dans la foulée et j’y passe des heures. Première session intensive avec GPT-3.5 : génération de musiques, de textes, de bouts de code, tests dans tous les sens. À ce moment-là, je suis surtout curieux : est-ce que cette techno aide vraiment à coder ? Réponse courte : oui, mais pas sans garde-fous.

Les premiers scripts sont parfois impressionnants, mais l’outil invente aussi des API, des imports inexistants et des anti-patterns. La leçon tombe vite : l’IA produit, mais il faut vérifier. Le contrôle humain reste central.


Mars 2023 : le bond GPT-4 et la découverte de Cursor

Le 14 mars 2023, GPT-4 sort, et là je sens une vraie rupture. Dès les premiers tests, le modèle comprend mieux, raisonne plus loin et écrit du code plus cohérent. C’est la première fois que je me dis : « L’IA commence à coder presque comme un collègue. »

Peu après, je découvre Cursor, pensé autour de l’IA dès le départ, pas comme un plugin ajouté après coup. Je l’adopte, je teste l’autocomplétion (l’IA qui propose la suite de ton code), et j’expérimente le fichier .cursorrules pour poser des règles globales dans mes projets. Ça lance une longue exploration : le contexte devient la clé de la qualité.


2023 : auto-complétion et premières règles (Copilot, Cursor)

L’autocomplétion existe depuis longtemps dans les éditeurs : tu tapes le début d’un mot, l’outil complète. Avant l’IA, ça restait basique, surtout des mots-clés déjà présents dans ton code. Avec l’IA, ça change d’échelle : elle anticipe, propose des fonctions entières, et s’adapte au projet. C’est une aide continue, utile mais exigeante : la qualité dépend du contexte que tu donnes (noms de variables et fonctions, commentaires, pseudo-code), pas seulement du modèle.

Dès mars 2023, Cursor introduit .cursorrules à la racine du projet : un moyen simple et persistant d’ajouter des règles globales. En décembre 2023, l’outil passe à une architecture plus riche avec .cursor/rules, qui permet d’organiser les règles de façon hiérarchique. Ce changement compte : on peut cibler les règles par dossier, avec une granularité qui change la manière de gérer le contexte.

C’est dans ce cadre que je structure mes premiers .cursorrules et que j’explore progressivement l’idée d’une hiérarchie de contextes. L’idée centrale devient nette : le contexte donné à l’IA est le facteur déterminant.


2024 : Maturation

En 2024, par prudence, je n’utilise pas l’IA directement sur les codebases de mes projets pro. En revanche, je continue en parallèle : snippets, brainstorming, et surtout reformulation.

J’observe aussi le quotidien des grandes entreprises. J’y retrouve les cérémonies et rituels devenus standards pour synchroniser les équipes. Je prends du recul sur cette mécanique : elle est utile, mais le “coût de coordination” pour garder tout le monde aligné reste bien réel.